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Il y a 25 ans, la catastrophe de Tchernobyl

26.04.2011

 

Aujourd’hui l’anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl a pris un relief tout à fait particulier compte tenu des évènements qui se sont déroulés au Japon. Mais il y a 5 ans,  aucun officiel européen ni russe ne s’était déplacé. Aucune réunion de sommités et de chefs de gouvernement n’avait eu lieu. A cette époque, la Fondation AICM avait organisé conjointement avec l’association MHIGE une opération humanitaire colossale. 35 camionnettes conduites par des étudiants français bourrées de matériel médical sont venues de toute la France pour apporter de l’aide et du réconfort aux habitants et aux hôpitaux des régions autour de Tchernobyl. Nous étions bien seuls à Gytomir pour poser une gerbe de fleurs sur le monument dédié aux 53 pompiers de la centrale, qui ont été les premières victimes directes de la catastrophe. Dans ce genre d’anniversaire on oublie toujours le facteur humain. Ils sont 650.000 liquidateurs à avoir travaillé dans des conditions extrêmes. Tous ont reçu des doses de radioactivité mortelles à court ou moyen terme. Tous sont aujourd’hui morts ou malades. Leurs familles sont également touchées sans qu’aucune étude n’ait pu être faite, la fondation AICM n’ayant pas réussi à financer l’une d’elle en 2007. L’explosion aurait eu des retombées plus ou moins élevées sur une population de 8.000.000 de personnes. Sans oublier les 850.000 habitants vivant encore dans des zones contaminées en Ukraine, en Russie,  et surtout en Biélorussie.  Or, la majorité des liquidateurs encore vivants n’ont aucun suivi médical, et touchent une pension de moins de 100 euros par mois. Pension qui risque d’être supprimée prochainement par le gouvernement ukrainien tentant de faire des économies dérisoires. Le nom de Tchernobyl n’est donc pas seulement un souvenir, c’est une réalité quotidienne pour des millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui sont deux fois victimes, une fois par la catastrophe, et par la corruption qui sévit dans ce pays martyr sur les marches d’une Europe qui regarde ailleurs...

 

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